SESSION SUR LE LOT
Actualité rédigée le 4 Mar 2010 par Rudi SURKEYN.
SESSION SUR LE LOT


Nous arrivions à destination quelque peu après midi et fûmes chaleureusement accueillis par notre hôte. Après quelques bières rafraîchissantes, notre hôte nous a montré un certain nombre de lieux de pêche sur le Lot. Il n’y avait pas beaucoup de lieux ouverts dans la zone de pêche nocturne sans parler de lieux à deux places. Il est évident que cette région n’est pas très connue des pêcheurs de carpes et certainement pas de ceux venant d’autres régions. Nous recevions notre permis de pêche dans un petit magasin local : 30 euros par personne pour une durée de 15 jours. Nous passions la soirée chez notre hôte et son épouse. Ils nous ont servi un excellent souper, accompagné de la bonne bière belge, pour le plus grand bien de nos petits ventres !Après une courte nuit de repos en une douche rafraîchissante, nous partions enfin retrouver notre lieu de pêche.


L’installation des choses nécessaires faite


Nous partions à la découverte du Lot à bord du bateau et avec l’aide de l’échosondeur. Le courant de l’eau était fort et le fond était couvert d’obstacles. Les différences de profondeur étaient très variables et les rives étaient bordées d’arbres. Bref, nous découvrîmes un très beau lieu mais où la pêche ne serait pas facile. Le lieu est connu par les pêcheurs locaux comme un des plus difficiles. Vu le passage de bateaux tout au long de la journée, nous ne pouvions pêcher depuis l’autre rive que depuis 20 heures du soir jusqu’à 8 heures du matin.

La force du courant nous obligeait également d’employer des cassants. Ces cassants, attachés à une branche et munis de boules en polystyrène, évitaient que la ligne touche l’eau et soit emportée par le courant.

Nous décidions de pêcher avec des bouillettes SK30 en formats de 20 et 24 mm. La bouillette SK30 est présente dans la gamme de Starbaits depuis 2006 et a fait ses preuves depuis. Il s’agit d’une bouillette de pêche qui, grâce à son arôme original et agréable, sent d’une manière plus raffinée qu’une bouillette de pêche ordinaire. Comme appât, nous employions du maïs doux combiné avec du chanvre, des pellets de poisson et de maïs, des noix tigrées et des bouillettes brisées.Pour la première fois, les lignes faisaient la connaissance de l’eau trouble, presque rouge sombre du Lot.

Commença l’attente impatiente du premier poisson qui morde à l’hameçon ! Ce même soir, je reçus un premier départ. Malheureusement pour moi, le malin à l’autre bout de la ligne nagea fermement dans les obstacles. Le deuxième départ était pour Roel et ne se fit pas attendre longtemps. Comme il venait de l’autre rive, nous nous dépêchions dans le bateau pour travailler le poisson. Après un beau combat, nous arrivions à monter un beau commun de 14,5 kilos.

Le même soir, Roel eut son deuxième départ mais encore une fois le poisson fut pris dans les obstacles de la berge. Trois départs pour un premier soir, nous ne nous plaignions certainement pas !

Le deuxième jour, c’était enfin à mon tour ! Pendant la sieste de l’après-midi, nous entendions quelques touches venant de la canne de Roel. Je réagis tout de suite mais le poisson se coinça à quelques pas de lui. Depuis le zodiac, j’arrivai à libérer le poisson et à faire glisser le filet en-dessous. Voyant finalement le poisson pour la première fois, je ne pus retenir un cri d’émerveillement. Il me fallait l’aide de Roel pour sortir le filet rempli de l’eau. A ce moment, j’étais certain qu’il s’agissait d’un très bel exemplaire. La balance indiquait 24,1 kilo : voilà pourquoi nous étions venus ici !



Le samedi, je pêchai un autre commun de 14 kilos.

La nuit précédente, Roel avait pêché non pas une mais deux silures de plus au moins 1,5 m. Un beau poisson de toute façon mais pas celui que nous attendions ! Nous recevions aussi la visite d’une brème, d’une tanche et d’un barbeau. A partir du samedi soir, le courant diminuait et le niveau de l’eau baissait. C’était comme si nous nous trouvions au bord d’un lac et les prises étaient à l’avenant. Au cours des jours suivants, nous ne pêchions plus qu’un petit commun de 8 kilos et nous ne pouvions réaliser deux autres départs. Voilà pourquoi nous décidions le vendredi après-midi d’arrêter la pêche.



Vendredi soir, nous sommes allés au restaurant en compagnie de nos hôtes. Nous y dégustons des spécialités locales telles que cassoulet, foie gras et fromage de chèvre. Un groupe de musique composé de trois musiciens nous servait de la belle musique acoustique. Que faut-il de plus pour être heureux !

Le lendemain vers six heures nous avons dit adieu à nos hôtes et nous avons repris le chemin du retour. Tout compte fait, nous pouvions parler d’une session de pêche réussie : nous avions pu goûter au Lot et compte tenu des circonstances de notre lieu de pêche, nous avions obtenu un beau résultat. C’est surtout le commun de 24 kilos qui restera encore longtemps un souvenir à choyer.





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