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L'enfer du Der

Actualité rédigée le 9 Dec 2013 par Olivier VILLA.

 

 

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L’ENFER DU DER

     Cela fait déjà quelques années que je n’ai pas trempé les fils dans la grande bassine, certes je suis venu plusieurs fois en « touriste », ou pour voir mon ami Jean-Michel mais sans l'intention de pêcher, il faut dire que mon attrait pour ce lac n’a jamais été très important, en tout cas bien loin de celui pour les lacs publics du sud de l’hexagone. Malgré tout en ce mois de septembre je dispose d’une semaine que je réserve à la pêche, la proposition de Jean-Michel de venir au Der avec ces acolytes Nenesse et Alex tombe à point nommé. Cette année ça sera donc la grande bassine en quatuor !!!

     Les préparatifs pour ce genre de session doivent être méticuleux afin de ne manquer de rien tant au niveau des appâts que du campement car les conditions peuvent vites virer au cauchemar… Coté appâts et après concertation, je choisis les SIGNAL qui sont incontournables dans ce type d’eau, les SPICY SALMON qui ont déjà connus leurs heures de gloire dans ce lac (avec une 35.5kg prise l’année précédente par Jean-Michel), et les nouvelles EVAPORATED MILK AND ICE-CREAM de la gamme ATTRACT, de couleur claires et sur une base crémeuse elles sont complémentaires à la gamme CONCEPT précédemment citée. Quelques semaines avant la session je fais durcir par séchage une trentaine de kilo afin de prolonger leur temps de tenu dans l’eau.

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 Le jour J, c’est après 2h30 de route pluvieuse que je retrouve la bande des chtis. Après la mise en conformité de nos permis nous voilà sur les deux postes, les premières nouvelles ne sont guère réjouissantes, le duo précédent n'a essentiellement capturé que des silures… 

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     La première journée l’installation et le sondage sont de mise afin de mettre en place une stratégie adéquate, les 4 hectares de mon poste à scruter au sonar puis à la canne ça prend du temps... Ce n’est donc que le lendemain que nous commençons à pêcher et qui plus est sous un beau soleil de septembre, la nuit produira quelques silures et une carpe d’une dizaine de kilos pour Alex qui ouvre donc le score. Pour la nuit suivante je change mes lignes chercheuses car elles n’ont produit que des brèmes. J’essaie la bordure avec ces quelques potamots.

     C’est vers 1h du matin que le doux bruit de ma centrale m’extirpe du bedchair, le poisson est assez puissant mais la bordure est jonchée de pierres, je décide donc de prendre le large pour éviter les problèmes… C’est finalement une jolie coco d’une quinzaine de kilo qui rejoint l’épuisette.

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      Le lendemain au petit déjeuné collectif le bilan est quand même mitigé coté carpes, avec seulement 2 prises et une casse en 72h, le tout complété par une tripoté de silures et autres brèmes malgré les amorçages limités. Nous ne le savions pas encore mais la météo initialement prévue a changé pour notre plus grand malheur !!! C’est plus de 24h de fort vent qui nous attend, et ce sans la possibilité de retendre les lignes ou d’aller en bateau, même les lignes déjà tendues se voient ramenées au bord par la force des vents, la prise des herbiers qui se décrochent dans les fils n’arrangeant rien.

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     Mon FREEWAY aura lui aussi subit les désagréments de ces conditions, en effet la houle et les pierres ont fini par éventrer le fond du bateau, qui finira la session en piscine…

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     Deux nuits de perdues sur sept ça réduit considérablement le temps de pêche. Il reste alors deux nuits à exploiter, sur mon secteur le vent à balayer tous les herbiers du spot de ma seule prise, c’est devenu inexploitable, me voilà donc reparti à la recherche d’autre lieu de passage présumé sur ces 4 hectares. Au débriefing du soir le malaise règne, malgré les vents qui se sont calmés la température de l’eau a chutée de plus de 5°C en à peine 2 jours clouant la gueule des carpes et même des silures…  seul Jean-Michel réussira à nous sortir un baby « Mobydick » avant la fin. De mon côté la session s'achevera par une casse  certainement due au frottement de la ligne contre une bande de pierres.    

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     Ça sera donc sous la pluie et le vent que nous remballerons le samedi, forcé de constaté que le Der reste le Der, capricieux comme beaucoup de grand lac, il n’est reste pas moins un immense terrain de jeu abritant quelques monstres qui de temps à autres décident de montrer leur beauté.

     Au final le bilan sera bien mince, avec seulement 3 carpes et 3 casses le grand Der et la météo défavorable auront eu raison de nous… Quelques semaines plus tard des informations locales nous indiquerons que les quatuors suivants auront subits des défaites encore plus cuisantes, ce qui finalement nous consoleront un petit peu.

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 Merci à Jean-Michel, Nenesse et Alex pour cette épopée joviale

 

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